GAAMAC Events MY GAAMAC

Histoire

Une série de quatre forums régionaux sur la prévention du génocide a eu lieu en Argentine (2008), en Tanzanie (2010), en Suisse (2011) et au Cambodge (2013). À la suite de ces forums, une réunion de travail de haut niveau sur la prévention des atrocités a été organisée à Dar es Salaam en mars 2013. Parmi les participant-e-s figuraient des représentant-e-s de six États, trois du réseau de prévention du génocide (Argentine, Suisse et Tanzanie) et trois autres co-facilitateurs de l'Initiative des points de convergences nationaux pour la responsabilité de protéger (R2P) (Australie, Costa Rica et Danemark). Les représentant-e-s comprenaient également le Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger, des organisations régionales, la société civile et des experts dans le domaine de la prévention du génocide et de la responsabilité de protéger.

La réunion de travail a cherché à identifier les points communs entre les deux communautés de la prévention du génocide et de la R2P, les lacunes aux niveaux national et régional pour une prévention réussie des atrocités et les éléments clés pour le développement d'architectures et de politiques nationales visant à faire de la prévention des atrocités une réalité. Les participant-e-s ont noté l’interdépendance croissante entre les niveaux national, régional et international et ont souligné la nécessité de renforcer la légitimité et la crédibilité des stratégies et des politiques de prévention des atrocités. Les participant-e-s ont convenu que pour renforcer la prévention au niveau national, il était nécessaire de :

  • assurer des architectures et des politiques nationales efficaces
  • nommer des points de convergences nationaux pour la R2P
  • renforcer les synergies entre les deux communautés de la prévention du génocide et de la R2P
  • s'engager avec d'autres États ainsi qu'avec la société civile et les milieux universitaires aux niveaux national, régional et international.

Les participant-e-s ont en outre identifié un certain nombre de tâches qui pourraient être entreprises par ce groupe d'États concernés et de la société civile pour renforcer conjointement la prévention des atrocités. Ils ont convenu qu'il était nécessaire de:

  • développer une langue de travail commune
  • faire progresser les efforts d'éducation et de sensibilisation
  • convoquer une circonscription plus grande et plus diversifiée
  • multiplier les efforts de sensibilisation par le biais d'événements publics
  • assurer des résultats tangibles au niveau national
  • participer à une formation et à l'élaboration de politiques communes
  • assurer la pérennité de ces efforts (connaissances, ressources, structure).

À cette fin, les participant-e-s ont convenu de créer une «communauté d'engagement», l'Action globale contre les atrocités de masse (GAAMAC), permettant aux États, aux organisations de la société civile et aux établissements universitaires d'échanger des informations, des expériences et des défis, ainsi que des solutions pratiques en matière de prévention des atrocités au niveau national.