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Groupe de Travail Afrique

Historique et contexte

Lors d'une session plénière de GAAMAC II le 3 février 2016, l'ancien conseiller spécial de l'ONU pour la prévention du génocide, M. Adama Dieng, a invité tous les participants à réfléchir et à formuler des propositions concrètes pour prévenir plus efficacement les atrocités. Les participants ont créé de manière organique quatre groupes de travail régionaux d'Afrique, d'Asie-Pacifique, d'Europe et d'Amérique latine. Chaque groupe a fait des suggestions concrètes pour aborder les questions pertinentes dans leur région.

Les membres originaux du groupe de travail Afrique étaient l'ambassadrice Liberata Mulamula (Tanzanie), la juge Jamila Mohammed (Kenya),Mme Lina Zedriga Waru (Ouganda), le Dr Ashad Sentongo (Ouganda), M. Dismas Nkunda (Ouganda), M. Frank O. Okyere (Ghana), M. Lawrence Orowe (Kenya), M. Aatsa Atogho (Cameroun), M. Wale Adeboye (Nigeria), Mme Andie Lambe (Ouganda/Royaume-Uni), le révérend chanoine Thomas Godda (Tanzanie) et Mme Felistas Mushi (Tanzanie).

La suggestion du groupe de travail africain de produire un manuel sur la création et le renforcement de la gestion de l'architecture nationale de prévention des atrocités a été choisie comme la proposition la plus pragmatique par le conseiller spécial. La proposition a ensuite reçu un financement du gouvernement Suisse pour sa réalisation.

Une première version du Manuel des meilleures pratiques pour la création et la gestion des mécanismes nationaux de prévention du génocide et des atrocités de masse a été présentée lors de la conférence mondiale GAAMAC III. Les commentaires issus des discussions au cours de GAAMAC III ont été intégrés, et la version révisée a été publiée en avril 2019. Elle est actuellement disponible en anglais, français et espagnol.

Gouvernance

Le Groupe de travail Afrique (GTA) est composé de plus de 25 membres issus de plus de 10 pays (voir la liste complète au bas de cette page) et est dirigé par une présidente et un vice-président. Le GTA est également composé d'un comité directeur et d'un groupe de personnes de contact représentant les cinq régions géographiques de l'Union africaine. Le GTA tient régulièrement des réunions virtuelles pour planifier ses activités et renforcer ses mécanismes de travail internes. Le secrétariat de GAAMAC travaille en étroite collaboration avec la direction et le secrétaire du GTA, le Dr Wale Adeboye, pour soutenir l'organisation et la mise en œuvre des activités de prévention et fournir des services logistiques.

En avril 2021, le GTA a élu sa nouvelle présidente et son nouveau secrétaire suite à la nomination de la précédente présidente du groupe, la ministre Liberata Mulamula, au poste de ministre des Affaires étrangères de Tanzanie. Depuis le 15 avril 2021, la juge Jamila Mohammed et M. Bakari Sidiki Diaby occupent les fonctions de président et de vice-président et sont soutenus par le Dr Wale Adeboye dans son rôle de secrétaire. La ministre Liberata Mulamula reste membre du groupe de travail Afrique en tant que présidente d'honneur.

Entre autres fonctions, la présidente assure la direction générale du groupe de travail, sert de porte-parole, préside les réunions et rend compte au groupe de pilotage de GAAMAC.

Justice Jamila Mohammed est la présidente du Comité national kenyan pour la prévention et la répression du génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et de toutes les formes de discrimination, sous les auspices de la Conférence Internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL). La juge Mohammed a également occupé différents postes de direction pour promouvoir le programme "Femmes, paix et sécurité". Elle a récemment été nommée présidente du groupe de travail africain de GAAMAC et fait également office de point de contact pour la région de l'Afrique de l'Est. La juge Jamila s'est vu décerner le prix de l'Ancien de la Lance Ardente (E.B.S) par le Président de la République du Kenya en 2019 et a été reconnue pour son long service et son dévouement à FIDA Kenya en 2012.

“Ma vision est de construire et de développer un groupe de travail panafricain qui conduise à des mécanismes nationaux solides dans chaque région d'Afrique". Lisez et regardez l'interview complète de Justice Mohammed..

Activités

Depuis la publication du Manuel des meilleures pratiques pour la mise en place et la gestion des mécanismes nationaux de prévention du génocide et des atrocités de masse, le Groupe de travail Afrique a mis en œuvre diverses activités visant à renforcer la prévention des crimes d'atrocités de masse en Afrique. En 2020 et 2021, le groupe s'est concentré sur les principales activités suivantes :

  • Diffusion du manuel

La campagne de sensibilisation du Groupe de travail Afrique vise à accroître les capacités de prévention en Afrique et au-delà par la diffusion et l'appropriation du Manuel des meilleures pratiques pour la mise en place et la gestion des mécanismes nationaux de prévention du génocide et des atrocités de masse.

Dans le cadre de cette campagne, un atelier de deux jours a été organisé en mars 2021 au cours duquel 60 officiers des forces armées de Côte d'Ivoire ont été sensibilisés aux meilleures pratiques pour la création et la gestion de mécanismes nationaux de prévention du génocide et des atrocités de masse.

  • Elaboration d'une boîte à outils de formation

Le Groupe de travail Afrique a élaboré un kit de formation sur les meilleures pratiques pour la création et la gestion des mécanismes nationaux de prévention du génocide et des atrocités de masse. Le kit de formation peut être utilisé pour former des fonctionnaires gouvernementaux, des points de contact sur le terrain et d'autres acteurs de la prévention des atrocités.

  • Recherche empirique sur le discours de haine

Le GTA développe actuellement un rapport intitulé "La pandémie de Covid-19 et les élections comme déclencheurs de crimes d'atrocité en Afrique : nature de la désinformation, des fausses actualités et des discours haineux qui y sont associés.". Le rapport contient trois études de cas qui ont été menées au Cameroun, au Nigeria et au Sud-Soudan et sera présenté lors de la quatrième conférence internaionale GAAMAC IV en novembre 2021.

Membres


Dirigeants

  • Justice Jamila Mohammed, présidente du groupe de travail Afrique et personne de contact pour l'Afrique de l'Est (présidente du comité national kenyan pour la prévention du génocide).
  • Bakari Sidiki Diaby, vice-président du groupe de travail Afrique et personne de contact pour l'Afrique de l'Ouest francophone (membre du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) ; ancien secrétaire exécutive adjoint du Conseil national des droits de l'homme ; coordinateur général de la Coordination africaine des droits de l'homme pour les forces armées (CADHA) ; secrétaire permanente du Réseau des institutions nationales des droits de l'homme des États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, Côte d'Ivoire)
  • Liberata Mulamula, présidente du groupe de travail Afrique (ministre des affaires étrangères de Tanzanie)
  • Dr Wale Adeboye, Secrétaire du Groupe de Travail Afrique et Personne de contact pour l'Afrique de l'Ouest Anglophone (Coalition Ouest Africaine pour la Responsabilité de Protéger WAC-R2P, Nigeria)

Membres du comité directeur

Tous les membres dirigeants font partie du Comité directeur.

  • Felistas Mushi (Présidente du Comité national de Tanzanie pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et de toutes les formes de discrimination)
  • Révérend Thomas Godda Muyya (Directeur exécutif du Conseil interconfessionnel pour la paix, Tanzanie)
  • Rita Izsak-Ndiaye (Expert indépendant, membre et rapporteur du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD), Sénégal)
  • Brian Kalenge (Trésorier du Comité national ougandais pour la prévention et la répression du génocide et des atrocités de masse)
  • Andie Lambe (Consultant indépendant sur les droits de l'homme, Ouganda)
  • Frank Okyere (Chef du programme des opérations de soutien de la paix au Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix (KAIPTC), Ghana)
  • Lambert Oparah (Secrétaire exécutif de la Commission nationale des droits de l'homme du Nigéria)

Membres

  • Clément Capo-Chichi (Président de la Commission des droits de l'homme du Bénin)
  • Donald Deya (Directeur Général de l'Union Panafricaine des Avocats (PALU) ; Co-Fondateur d'Atrocities Watch Africa (AWA), Tanzanie)
    Bruno Gbiegba (Président du Comité national pour la prévention et la répression du crime de génocide et autres atrocités criminelles de la République centrafricaine)
  • Liberate Nakimana (Directeur adjoint du Centre d'alerte et de prévention des conflits, Burundi)
  • Dismas Nkunda (Vice-président du Comité national ougandais pour la prévention et la répression du génocide et des atrocités de masse)
  • Frank Okyere (Chef du programme des opérations de soutien de la paix au Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix (KAIPTC), Ghana)
  • Ashad Sentongo (Directeur des programmes Afrique de l'Institut d'Auschwitz pour la prévention du génocide et des atrocités de masse)
  • Sambwa Simbyakula-Chilembo, personne de contact pour l'Afrique australe (conseiller principal, département du droit international et des accords, ministère de la justice de Zambie)
  • Alphonse Van (président et directeur général du Centre Raphael Lemkin pour l'Afrique (CERLA), Côte d'Ivoire)
  • Zahra' Langhi, personne focale pour l'Afrique du Nord (cofondatrice et directrice exécutive de la Plateforme des femmes libyennes pour la paix (LWPP) ; membre du comité juridique du Forum de dialogue politique libyen)
  • Dickson Magotsi, vice-président du Comité national du Kenya pour la prévention et la répression du génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et de toutes les formes de discrimination (KNC)
  • Millicent Otieno, membre du KNC et responsable du partenariat et de la mobilisation des ressources du KNC, Capacités Locales pour la Paix International
  • Mohammed Ndifuna, directeur exécutif, Justice Access Point
  • Ladislas Yassin Nkundabanyanga, fondateur et directeur exécutif du Club des jeunes rwandais pour la paix
  • Juliet Nakyanzi, PDG Plateforme pour la justice sociale